Les chiens

De la meute sauvage à nos meutes d’aujourd’hui, des siècles se sont écoulés mis à profit par les chasseurs pour sélectionner, dresser, façonner des chiens conçus pour les plaisirs de la chasse.
1° – Origine.
Les chiens courants se rapprochent le plus, par leur façon ancestrale de forcer le gibier, des loups et des véritables chiens sauvages. Ces derniers existent encore, notamment en Afrique (Lycaons) et en Australie (Dingo) . Nos courants actuels descendent de ces hordes domestiquées par l’homme préhistorique. Si la domestication a modifié leur aspect, leur chasse n’est en rien changée. Tous les chiens en général, mais le chien courant en particulier, ont l’odorat plus développé que la vue et l’ouie. En privilégiant certaines qualités par rapport à d’autres, l’homme a sélectionné des types de chiens courants. Cela aboutit de nos jours à l’existence de trois formats de chiens : grands, moyens et bassets, leur donnant un train plus ou moins soutenu et appartenant à deux grandes familles : les chiens anglais et les chiens français.
a. Chiens anglais.
Le déboisement de l »Angleterre a fait disparaître les animaux courables et on ne peut y donner aux chiens que le renard et le lièvre. Ces conditions spéciales ont eu pour conséquences la manière de chasser des anglais et surtout la construction et les aptitudes spéciales de leurs chiens : vigoureux, d’une très bonne santé, rapides, peu gorgés, un peu froids à l’attaque et dans les défauts, vaillants et perçants en pays découverts, enfin chauds quand l’animal est devant leur nez. Les races anglaises employées en chasse sont : le Fox Hound, le Harrier, le Beagle et parfois le Basset Hound.
b. Chiens français.
Les chiens français présentent de nombreuses variétés en rapport avec leurs types de territoires de chasses. Du bocage vendéen aux monts et vaux gersois, des montagnes ardennaises aux plaines d’Artois , la nature a fait acte de sélection. Cette sélection naturelle fut complétée par l’homme qui choisit les reproducteurs et les croisements rationnels (sélection artificielle). Cela permit d’établir le type anatomique le plus raisonnable et le mieux adapte à un type de chasse dans un milieu particulier. A cela s’ajoute les difficultés de communication permettant à chaque type de chien de se fixer.
En fonction de la rapidité de la menée, l’homme recherche de grands chiens, de 60 à 70 cm environ pour des menées rapides et des Chiens de moins de 50 cm pour des chasses plus lentes.
Si DU FOUILLOUX classe les chiens courants primitifs en quatre races, LE COUTEULX de CANTELEU en donne onze.
Mais si, avec raison, il faut voir là les « pères » de nos chiens courants du XXIe siècle, ces deux auteurs délaissent les chiens de lièvre ; ces races plus petites, plus intelligentes, plus gaies mais aussi plus laborieuses, nous les retrouvons en Franche-Comté, dans l’Ariège, le Limousain, l’Auvergne, la Lorraine et l’Artois.
2° Liste officielle des races de chiens courants pour petit gibier.
Dans la nomenclature de 1978, les chiens de petite vénerìe constitue le VIe groupe.

a. 1ère Section .
Races françaises de moLenne taille et à poils ras.
. Petitg- bleu de Gascogne :
Bon chien actif dans les défauts, il est servì par un bon nez et une belle gorge.
Petit gascon Saintongeois :
Chien d’ordre, il accuse la grande espèce des deux races dont il est le produit.
L’Ariégeois :
Chien très distingué, sa finesse de nez en fait un Chien de lièvre de premier ordre.
Le chien d’Artois :
Race en perte de vitesse.
Le porcelaine :
Chien élégant et distingué mais malgré tout résistant. En expansion. Une des plus belles races françaises.
Les anglos-français de petite vénerie :
Le chien courant étant un chien d’utilisation qui a l’inverse d’autres races n’a cesse d’évoluer au cours des siècles, des croisements ont été effectués créant de nouvelles races. Parfaitement adapté à son utilisation et aux nécessités de son mode de Chasse, de nombreux anglo-français de petite vénerie existaient sans standard et sans club.
Depuis 1978, par la pression des utilisateurs, un standard a été Créé et un club est affilier auprès de la Societé Centrale Canine.
Petit chien d’ordre, il doit permettre à l‘homme de le suivre pour être présent quand il tombe en défaut (condition indispensable pour bien servir les chiens) . Toutefois, à qualité de construction égale, les juges préféreront l’élégance et la distinction du sang français.
Le Docteur` GUILLET, ancien Vice-Président de la Société Centrale Canine, le décrivait en ces termes : « Ce petit chien d’ordre est un demi-sang bien armé pour sa fonction. Il garde l ‘élégance et la distinction du chien français. A la chasse, il est solide, rapide et endurant. Il a un nez et une gorge françaises, mais ce qui le caractérise peut-être le plus vis-à-vis des races de sa taille, c’est son tempérament. Il a le caractère d’un chien de grande vénerie. Il est donc sage et facile à créancer.
Les Beagle-Harriers :
Bons chiens de lièvre, ils sont lançeurs, críants et fougueux.
b. 2e Section. Chiens français de moyenne taille à poils long.
. Griffon nivernais : Courageux, ayant du mordant, du perçant c’est un chien tenace dans l’embarras.
. Briquet griffon vendéen : Bon lançeur et meneur tenace, quelque peu voleur sur les bords.
. Petit griffon bleu de Gascogne : Griffon à l’aspect bien français, dont les effectifs sont toutefois réduits.

. Griffon fauve de Bretagne : Chasseur résistant, endurant,­ avec du nez et de la gorge, il peut parfois ne pas être « sous le fouet”
c. 3e Section.
Bassets français : trop lents, ils seraient incapables de forcer un lièvre, tout en étant d’excellents limiers. Basset artésienmormand :
Fin de nez et belle gorge.
. Basset bleu de Gascogne :
De grande race et chien d’ordre.
. Grand et Petit bassets griffons vendéens. Chien petit briquet pour le premier et basset harmonieux pour le second, ils sont actifs et bons lançeurs. Dífficiles à mettre sous le fouet.
. Basset fauve de Bretagne :
Plein de fougue et de caractère.
d. 4e Section .
Races anglaises de moyenne et petite taille.
. Harrier : Anglais par le nez et la gorge, manquant parfois d’ini­tíative, c’est un chien énergique et résistant. Il est
souvent employé dans la retrempe de nos races françaises.
. Beagle :
Le plus répandu dans le monde, il est créançable sur tous les gibiers.

. Basset Hound : Français, anglais, américain, il possède de réelles qualités de limier. Il est endurant mais ce n’est pas un
rapide !
Enfin dans les races étrangères élevées en France citons :
. Le Bruno du Jura : Présent dans de nombreuses régions, c’est un chien fín de nez, bon rapprocheur, bon meneur, le tout allié d’une belle gorge.
Notons, en conclusion de l ‘énoncé de ce Vle groupe, l ‘existence d’épreuves de chasse pour chiens courants permettant de mettre en évidence les qualités de chasse avec délivrance d’un brevet. Complémentaires des épreuves de beauté, il semble que les juges accordent de plus en plus d’importance à ces brevets.
Le beau et le bon doublent la jouissance, c’est ce que note le cynologue anglais H. DALZIEL : « La beauté Consiste en grande partie à posséder des qualités et des aptitudes physiques requises pour l’usage auquel le chien est destiné ».

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